CHOEURS DU TARN
Quilapayun

Samedi 22 octobre 2011 à 21h
Abbatiale Saint Michel à Gaillac
Les concerts précédents :

2017
Musique de chambre en lieux insolites : 3 août 2017 à Gaillac
REQUIEM M. Haydn, SYMPHONIE N°49 J. HAYDN : 9 juin 2017 à Gaillac
2016
Concert CHOEUR ORGUE TROMPETTE : 6 décembre 2016 à Gaillac
Concert QUILAPAYUN et l'Ensemble Vocal : 18 juin 2016 à Gaillac
Concert Gounod – Tchaïkovski : 12 avril 2016 à Gaillac avec « L’Orchestre Mozart » de Toulouse
2015
Concert de Noël Choeur Orgue Trompette : 15 Décembre 2015 à Albi
Concert d'automne « De Mozart à Jenkins » : 31 Octobre 2015 à Gaillac, 20 Novembre 2015 à Castres
Concert Cherubini : 2 juin
2014
Concert Mozart : 10 juin
2013
Concert Saint Saëns : 18 juin
2012
Concert Mozart : 12 juin
2011
Te Deum de M.A. Charpentier : 16 décembre
« Quilapayun » - CANTATE pour le peuple AYMARA : 22 octobre
Spectacle musical « Terre Mozart » : au Scénith d’Albi le 16 juin
2010
Fauré / Vivalvi : 7 juin
Carmina Burana de Carl Orff : 9, 16, et 29 mai
2008
Canto General : 20 décembre
2007
Bizet / Gounod : 13 et 14 novembre
Schubert : 19 et 20 juin
2006
Mozart - M Haydyn - Corelli, Concert de Noël : 15 décembre
Mozart, Messe du Couronnement : 26 et 27 juin
2005
Misa Criolla, Navidad Nuestra : 17 décembre
Grands Choeurs d'Opéra : 29 mai
Gospels, Choeurs d'Opéra, Musiques de films (au profit des enfants d'Asie) : 29 janvier
« Quilapayun »

CANTATE pour le peuple AYMARA
Musique Sud-américaine


Participation artistique de :
- QUILAPAYUN
- Comunidad Ayni de la Serena (Chili)
- L’ensemble Taki-Kuska
- L’Ensemble Vocal de la Vallée du Tarn (Atelier Vocal - Chorale La Treille)
- Les Petits Chanteurs de l’Ecole St Charles de Gaillac


La comunidad Ayni

Luis Marcel Cassorla et Osvaldo Torres
Les spectateurs se sont pressés en foule pour assister au Concert exceptionnel aux couleurs et aux rythmes de l’Amérique du Sud donné en l’Abbaye Saint Michel de Gaillac le 22 octobre dernier.
Exceptionnel ce Concert l’était par le très grand nombre de participants, par l’originalité de l’œuvre des jeunes compositeurs Luis Marcel Cassorla et Mathieu Ben Hassen et bien sûr par la présence du mythique groupe les Quilapayun et du poète Osvaldo Torres.

La comunidad Ayni avait fait le déplacement depuis le Chili avec tous ses instruments typiquement andins, que l’on retrouvait également dans l’ensemble Taki Kuska. Et les voix fraîches d’une centaine d’enfants ont donné la réplique aux choristes de l’Ensemble Vocal de la Vallée du Tarn. Ces derniers, dont le répertoire habituel se situe plutôt dans la période baroque et classique, ont répondu avec grand enthousiasme à la proposition de L.M. Cassorla de créer son œuvre à Gaillac, ravivant ainsi une amitié artistique commencée lors de leur participation conjointe à la Misa Criolla, Navidad Nuestra (décembre 2005) puis au Canto General (décembre 2008).

Les instruments et voix ont résonné puissamment sous les hautes voûtes de St Michel et les rythmes de ces musiques des Andes ont réjoui les spectateurs, transportés sous d’autres latitudes le temps de ce Concert.


QUILAPAYUN

Cheveux blanchis, mais voix et émotions intactes.
Présentes aussi les ombres de Pablo Neruda, de Victor Jarra, auteur de cette « Plegaria a un labrador ».
Une grande soirée en perspective.

LEURS CHANSONS SONT DANS NOS MÉMOIRES...

"Quilapayun fut fondé au Chili en 1965 par trois étudiants dont Eduardo Carrasco devenu leur Directeur. L'intérêt pour une musique populaire ancrée dans le folklore caractérise cette période de laquelle Quilapayun est une expression fidèle.

Avec des récitals dans plus de trente cinq pays et une large discographie, les "Quilas", ainsi nommés affectueusement par leurs compatriotes, restent un des groupes latino américains les plus prestigieux. Ismael Oddo fils de Willy, leur inoubliable compagnon, et Sebastian Quezada fils de Carlos se sont joints à eux depuis 2003.

Ces Quilapayun de toujours, les mêmes qui ont sillonné la France durant plus de 20 ans, qui plus récemment en 2005 ont fait salle comble au Trianon de Paris, qui ont chanté en Italie, en Hollande, Equateur, Chili et Pérou pour célébrer leur 40ème anniversaire, qui ont chanté en Espagne et notamment à La Cigale de Paris en 2006, seront en tournée dans le sud ouest de la France en janvier et février 2008 et se sont produit au théâtre du Châtelet en septembre 2009.



OSVALDO TORRES

Auteur-compositeur, peintre et écrivain, né le 23 janvier 1953 à Antofagasta, Chili. Osvaldo Torres est l'un des artistes les plus notables de la période de la dictature. Résistant au régime d'Augusto Pinochet au travers de ses activités créatrices, il a été emprisonné par deux fois.

Il s'installe définitivement en France en 1986. Proche de l'acteur et réalisateur Bernard Giraudeau, il compose entre 1988 et 2002 diverses œuvres musicales pour illustrer ses documentaires, entre autres: L'été glacé, La Transamazonienne, Chili Norte 1 et 2, Un ami chilien (dont il est le sujet).

Entièrement dirigé vers la création musicale, Osvaldo Torres n'abandonne pas pour autant la peinture. Autodidacte, il continue à cheminer dans cette discipline et depuis 1999, il réalise diverses expositions en France, Belgique et Chili.

En 2002, le Palacio Toesca de la ville d'Iquique lui ouvre ses portes pour réaliser sa première grande exposition au Chili, "Soleils et lunes de mes nostalgies": ce voyage en couleurs rappelle le monde mythique de ses ancêtres, les indiens Aymaras.



TAKI KUSKA

Taki Kuska est un ensemble d’instruments andins de Parempuyre et de Blanquefort, créé en 2006.
C'est un groupe intergénérationnel d’une quinzaine de jeunes et d’adultes qui se retrouvent pour jouer sous la direction musicale de Luis Marcel Cassorla.
La spécificité musicale de Taki Kuska est basée sur les sons des flûtes des Andes qui sont très représentées dans le groupe : maltas, sankas, toyos, kenas, kenachos, tarkas, mocenos, accompagnés de percussions.

Le répertoire joué va des musiques populaires aux musiques de compositeurs contemporains d’Amérique du Sud. Leur directeur, Luis Cassorla, a quitté le Chili alors qu’il était tout jeune avec sa famille suite au coup d'État militaire de 73. Il a appris la musique andine… en France. Ensuite, il est devenu professeur de musique. « L'art me garde près de mes racines, c'est un lien entre mes deux cultures andine et européenne », explique le musicien.

Sa grande fierté, c'est l'innovation dans la musique andine. Il refuse de faire de la musique traditionnelle « transplantée » en faisant abstraction des différences de culture, de la géographie et de la langue. « Nous ne voulons pas faire de la caricature, insiste-t-il. Si nous ne faisons pas de musique traditionnelle, c'est par respect. »
« Je suis très heureux qu'on reconnaisse notre musique comme un genre à part entière, » dit Luis Cassorla.

Toutefois, le professeur s'avère être un puriste quant à la qualité des instruments. « Nous utilisons des instruments fabriqués à partir du roseau de Bolivie, il est unique. La sonorité qu'il produit est authentique », précise-t-il.
La plupart des musiciens ont plusieurs années d'expérience. Walter joue du « charango », une sorte d'ukulélé dont la caisse est bombée. Pour Hugo, c'est la flûte. Ils ont respectivement vingt-cinq et dix ans de musique derrière eux….



COMUNIDAD AYNI Ensemble culturel de musique traditionnelle

C’est un groupe de musique autochtone du nord du Chili, La Serena, qui utilise des instruments traditionnels tels que les Sikus, Pinquillos, Lakas et Tarkas.

Depuis des temps immémoriaux, les hommes des Andes ont rythmé leur quotidien de sonorités et de mélodies variées qui dans des situations diverses ont modelé et défini une identité qui les connecte avec le sentiment le plus profond de la musique traditionnelle de leur continent. Leurs instruments traditionnels sont les interprètes des mélodies populaires toujours d’actualité.

En 2005, ils ont enregistré un disque qui reste le témoignage de leurs premières recherches. En 2006, ils ont participé à un rassemblement « des musiques populaires » à Calama, au Chili. Cette rencontre leur a permis d’échanger avec d’autres musiciens reconnus pour les recherches propres à leur région.

Fin 2006, ils ont enregistré un autre disque «La musique ancestrale du Kollasoyo » qui présente différentes formes musicales de cette zone andine du Chili.

Le travail de cet ensemble culturel s’appuie sur l’engagement personnel des musiciens qui le compose. Certains d’entre eux sont descendants directs de ces peuples Aymara et Lican Antay. Chacun apportant son expérience musicale, propre reflet des traditions de son village.