CHOEURS DU TARN
Canto General
de Pablo Neruda

Samedi 20 décembre 2008 à 21h
Scénith d'Albi
Les concerts précédents :

2017
Musique de chambre en lieux insolites : 3 août 2017 à Gaillac
REQUIEM M. Haydn, SYMPHONIE N°49 J. HAYDN : 9 juin 2017 à Gaillac
2016
Concert CHOEUR ORGUE TROMPETTE : 6 décembre 2016 à Gaillac
Concert QUILAPAYUN et l'Ensemble Vocal : 18 juin 2016 à Gaillac
Concert Gounod – Tchaïkovski : 12 avril 2016 à Gaillac avec « L’Orchestre Mozart » de Toulouse
2015
Concert de Noël Choeur Orgue Trompette : 15 Décembre 2015 à Albi
Concert d'automne « De Mozart à Jenkins » : 31 Octobre 2015 à Gaillac, 20 Novembre 2015 à Castres
Concert Cherubini : 2 juin
2014
Concert Mozart : 10 juin
2013
Concert Saint Saëns : 18 juin
2012
Concert Mozart : 12 juin
2011
Te Deum de M.A. Charpentier : 16 décembre
« Quilapayun » - CANTATE pour le peuple AYMARA : 22 octobre
Spectacle musical « Terre Mozart » : au Scénith d’Albi le 16 juin
2010
Fauré / Vivalvi : 7 juin
Carmina Burana de Carl Orff : 9, 16, et 29 mai
2008
Canto General : 20 décembre
2007
Bizet / Gounod : 13 et 14 novembre
Schubert : 19 et 20 juin
2006
Mozart - M Haydyn - Corelli, Concert de Noël : 15 décembre
Mozart, Messe du Couronnement : 26 et 27 juin
2005
Misa Criolla, Navidad Nuestra : 17 décembre
Grands Choeurs d'Opéra : 29 mai
Gospels, Choeurs d'Opéra, Musiques de films (au profit des enfants d'Asie) : 29 janvier
LES CHOEURS

L’Ensemble « Polyphonies à Eysines »
Direction : Rodolfo Lahoz

L’Atelier Vocal de l’Albigeois
Direction : Marie-Paule Frézouls

La chorale « La Treille » de Gaillac
Direction : Marie-Paule Frézouls


LES MUSICIENS

Maria Marcellaro La Franca
Piano

Walter Ratel & Monique Kloz & Rodolfo Lahoz
Guitares

Clément Fauconnet & Aurore Bassez & Paul Laustriat
Percussions

Denise Laborde & Maïté Lafourcade
Mandolines

Luis Cassorla
Flûtes des Andes


LES SOLISTES

Anne Lahoz
Soprano

Kalise
Mezzo-soprano

Denis Oliveau
Baryton

Gérard Cathala
Récitant


CONCEPTION & REALISATION

Gilles Ramade (Assistante : Isabelle Ramade)
Mise en scène

Thomas FrézoulsvConception vidéo & éclairage

AMG Audio
Travail du son


DIRECTION MUSICALE

Marie-Paule Frézouls & Rodolfo Lahoz


 
Le « CANTO GENERAL »
Chef d’oeuvre de PABLO NERUDA

Chef d’œuvre de Pablo Neruda et œuvre maîtresse de la poésie latino-américaine. Une musique où tout est expression, où domine l’élément rythmique, le poids mélodique étant porté sur les voix. De notre temps, le « Canto General », véritable bible du continent américain de 342 poèmes, « évoque en des images saisissantes la naissance de ce continent et l’histoire des peuples qui y ont vécu, qui y vivent, y souffrent et luttent contre les oppresseurs venus avec les armes pour exploiter les hommes et la richesse d’une nature exubérante. C’est ce qui confère à l’œuvre son caractère universel. Cette poésie « tellurique » (J.P.Vidal) parle en des métaphores puissantes, en des déferlements d’images et de rythmes, « de l’univers au centre duquel se tient l’homme, comme élément de la nature, qui en souffre et qui en tire en même temps sa force ». « Les rapports entre l’homme et la nature deviennent un symbole et un modèle » (Guy Wagner - « Canto General » - P.Neruda–America tuyo).

Le CANTO GENERAL fut écrit dans des circonstances politiques difficiles. Traqué par la police, Neruda a traversé les « champs, les ports, les villes, les campements, les maisons des paysans, des ingénieurs, des avocats, des médecins, des compagnons ». C’est pour cela que le Canto General est devenu ce cri déchirant de révolte contre toutes les forces et toutes les formes d’oppression, depuis celle des conquistadores sur les indigènes jusqu’à la terreur exercée par les dictateurs contemporains, les « mouches », mais aussi ce grand chant de solidarité avec les opprimés, les humiliés et les exploités. « J’écris pour le peuple bien qu’il ne puisse lire... ma poésie avec ses yeux ruraux ».

Rien d’étonnant que le Canto General, cette œuvre singulière, unique dans la littérature contemporaine, ait fasciné Mikis Theodorakis car celui-ci a toujours été animé des mêmes idéaux que Neruda. Rien d’étonnant que la mise en musique de ces poèmes reflète le même élan vital, la même intensité expressive, la même vérité que la poésie. Le choix des poèmes, fait sur le conseil d’Allende et de Neruda, est tel qu’ils constituent la synthèse du « Canto General » dans laquelle s’alternent les élans épiques et les chants intimes.

Le compositeur caractérise cette alternance, en différenciant l’ampleur de l’instrumentation et les moyens vocaux mis en œuvre. Ils vont du chœur « a cappella » à l’explosion hymnique par toutes les voix, solistes et chorales, et par l’éclat d’un orchestre, inaccoutumé, certes, mais si proche de l’esprit de la musique latino-américaine et tellement expressive; y domine l’élément rythmique, le poids mélodique étant porté sur les voix. Pour ce qui est du choix des poèmes en détail, il y a, en premier lieu, les vers merveilleux qui évoquent la genèse du continent, la naissance de la végétation, des oiseaux et de certaines bêtes. Il y a ensuite les poèmes qui témoignent de l’oppression et de l’exploitation du continent sud-américain et de l’amour de Neruda pour sa terre opprimée.

Il y a aussi ceux qui prennent le contrepied et qui chantent les luttes héroïques et folles pour la libération de cette terre meurtrie, et ceux qui évoquent les grandes figures de ces combats généreux. Il y a les mots tout simples et intimes par lesquels Neruda se découvre et s’implique lui-même dans ce monde en gestation et en évolution et par lesquels il exprime ses convictions politiques, et enfin, il y a le Requiem que Theodorakis a écrit pour Neruda, ce compagnon de lutte devenu son ami. (Guy Wagner)